La maitrise de la danse classique siamoise exige un entrainement dès la plus petite enfance.
Les instruments jouent une longue introduction, chaque musicien exécute un solo qui souligne les qualités de son instrument.
Il y a le khong-bong, sorte de xylophone semi-circulaire au centre duquel est assis le musicien qui joue avec deux maillets. La saw-an, sorte de cithare dont la valeur se trouve rehaussé par la difficulté de se trouvé une noix de coco ayant précisément la courbe nécessaire pour former le corps de l'instrument. Klui, une ravissante flute traversière. Et le takhe, semblable à une guitare, posée sur le sol et dont le musicien joue avec des ongles artificiels en cuivre.
Pour une oreille occidentale, la musique fondée sur une gamme de cinq notes au lieu de sept peut paraitre à certains moments discordante, parfois vibrant e mais comporte toujours quelque chose d'hypnotique.
Apres un crescendo auquel participe tout l'orchestre, les danseuses surgissent de derrière un rideau. Coiffées de hauts chapeaux pointus étincelants de feuilles d'or avec des fleurs dans les cheveux et vêtues de somptueux costumes dans les verts, les rouges et les bleus. Leurs doigts souples se déplient pour venir toucher leurs poignets.
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